Actualité

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Les jardiniers, Cinq saisons

Un projet de Jonathan Macias et Caroline Melon

Auteur·trice·s Jonathan Macias et Caroline Melon
Gardien du feu Ramon Ortiz de Urbina
Costumière Sandrine Baudoin
Graphistes Emmanuelle March et Franck Tallon de l’Atelier Franck Tallon
Administratrice Charlotte Duboscq
Responsable de l’information Cécile Broqua

Bouturer. Tirer des fils rouges entre les arbres pour révéler les réseaux racinaires souterrains. Découvrir un sillon de terre sous la route. Récolter des plantes sauvages. Dessiner un mantra de pétales de fleurs à même le sol. S’allonger… Respirer. Deux jardiniers investissent le jardin d’un théâtre nantais de tout leurs corps, en laissant place au vent dans les feuilles, au chant des oiseaux. Au silence. Les sens en exergue, les pieds nus dans l’herbe tendre, l'attention se porte sur cette fourmi faisant l’ascension d’un pissenlit, sur le craquement du bois incandescent sous le four de pierre, sur le cataplasme de glaise sur les jambes. Aucune parole n’est échangée. Est-ce bien nécessaire ? Ils font rituel.
Jonathan Macias et Caroline Melon, Jardiniers pendant cinq saisons, auraient voulu transmettre douze rituels à un public réuni au Grand T, en avril dernier. Mais, se retrouver, physiquement, n'a pas été possible. Alors, le livret Cinq saisons, et le film qui l’accompagne, sont devenus ce fil transmetteur. Dans le marron moiré et terreux du papier s’inscrivent des cartographies poétiques, des photographies magiques, des extraits littéraires, des partitions à faire, soi, seul, ici, ailleurs ou dans les têtes. A travers ce livre-partition, chacun·e est invité·e à jouer avec ses sens, retrouver le goût du contact avec les éléments. Et peut-être affiner imperceptiblement sa relation au monde. 

Livret et film constituent la restitution de ces deux ans de résidence. Le livret est disponible en pdf ici. Puisque nous préférons la sensation du papier, puisque nous avons (encore) cette fâcheuse tendance à sacraliser l’objet livre, puisque l’atelier Franck Tallon a si bien travaillé à le rendre beau, nous l’envoyons gratuitement, et sur demande (caroline.melon@dechairetdos. fr), à quiconque veut le recevoir.

© Lisa Surault (Le Grand T)

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Quand ça commence

Une proposition immersive de Camille Duvelleroy et Caroline Melon

1er et 2 octobre 2021 - Tournage au MECA Studio (Bordeaux)
Du 10 au 16 octobre 2022 - Résidence Maif Social Club, Paris (3ème)
Sortie de résidence Jeudi 14 octobre, 19h30 / Maif social club Paris 3ème (réservations professionnelles production@dechairetdos.fr)
Création - Mars 2022 (dates à préciser) - L'avant-scène, Cognac, scène conventionnée
30 juin, 1er et 2 juillet 2022 - Maif Social Club, Paris (3ème)

Notre pièce sur l’amour tel qu’il se vit, se pratique, se défait, au 21e siècle, avance, façonné à quatre mains et deux cerveaux - soit ceux de Camille Duvelleroy et de Caroline Melon. Les histoires de quatre personnages féminins, de générations différentes s’entrelacent avec de plus en plus de précision. Merci à Nicolas Peufaillit, scénariste expérimenté (Un prophète, c’était entre autre lui) qui a joué les regards extérieurs, et titillé l’architecture scénaristique de cet objet immersif et multi-support, lors de la résidence de mai à L’Avant-scène, à Cognac. Aïe. Ça a un peu tout chamboulé, mais pour le mieux. La forme a donc encore bougé, le récit s’est recentré sur le personnage principal, Léa, la plaquée, qui jure qu’on ne l’y reprendra plus.

À Bordeaux en juin, c’est l’histoire de Myriam, 22 ans, qui nous a occupées. Entièrement racontée en stories Instagram, elle a nécessité  un casting à la MECA, puis des repérages et un tournage bordelais dans l’été.

À ce jour - mais tout peut encore changer d’ici la première en mars 2022 -, Quand ça commence est donc  un spectacle-parcours, une expérience à la fois individuelle (chacun.e suit son rythme) et collective (on part tous.tes ensemble), où chaque spectateu·rice tire les fils des histoires, avec des comédien·n·es, des téléphones et des réseaux sociaux, des histoires au casque et des autrices qui prennent la parole. 59 minutes environ pour autopsier les moments clés des love-stories. Une partie documentaire autour d’un questionnaire amoureux viendra percuter la fiction. Avis aux plaqué·e·s, aux récent·e·s coup-de-foudroyé·e·s, à celles et ceux qui sont en train de tomber en amour, qui sentent que ça frétille, aux blasé·e·s, aux divorcé·e·s, aux épanoui·e·s dans leur couple, aux vieux épousé·e·s,  et à ceux et celles pour qui "c'est compliqué"...


Camille Duvelleroy vient de recevoir le Prix de la meilleure série de moins de 20 minutes pour Patience mon amour lors du Festival de la Fiction de la Rochelle. La série est toujours visible sur l'Instagram d'Arte @arte_asuivre. Félicitations !